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Banque et finances : Noéllie Cécile Tiendrébéogo, un modèle de persévérance à la tête de UBA Burkina

lundi 8 mars 2021

Portée à la tête de la United Bank for Africa Burkina (UBA Burkina) en 2019, Noéllie Cécile Tiendrebeogo est la première femme directrice générale de banque au Burkina Faso. Son accession à ce poste, elle le doit à son travail acharné depuis 23 ans dans le secteur bancaire. Pour elle, la réussite n’a qu’un secret : aimer ce que l’on fait et travailler dur pour réussir dans ce que l’on entreprend.

Sa carrière, Noéllie Cécile Tiendrebeogo ne la voyait pas se faire dans le secteur de la banque. Economiste gestionnaire de formation diplômée de l’université de Ouagadougou, elle affirme avoir saisi sans hésiter une opportunité qui s’est présentée à elle. C’est ainsi qu’elle se découvre, selon ses propres mots, « des atomes crochus » pour ce secteur qu’est la banque et la finance. Cet amour du secteur va la pousser, à travailler sans relâche pour gravir les échelons. Noellie Cécile Tiendrebeogo va ainsi s’aguerrir en occupant plusieurs postes de responsabilité dans diverses institutions bancaires et en siégeant dans divers conseils d’administration, ce qui lui permet de se forger une solide expérience dans le domaine de la banque et de la finance.

Lorsqu’elle est désignée directrice générale de UBA Burkina, ce sont des sentiments de fierté et de satisfaction qui l’animent, eu égard au fait que cette nomination survient après 21 ans de carrière professionnelle. Sa fierté est d’autant plus grande qu’elle représente l’espoir pour beaucoup de femmes et de jeunes filles qui ont l’intention de faire carrière dans le domaine de la banque. Pour la directrice générale de UBA Burkina, une carrière professionnelle n’est pas faite que de succès, elle est aussi faite d’échecs et de moments de découragement. Mais elle reste convaincue que la persévérance et le travail bien fait finissent toujours par payer.

Une fois aux commandes de la banque, dame Tiendrebeogo a dû relever le défi de l’intégration face à un environnement nouveau, mais aussi celui de devoir faire ses preuves parce qu’elle est une femme. Dans un milieu dominé par la gente masculine, il y a quelquefois encore dans le regard des certains interlocuteurs des questionnements quant à la capacité d’une femme à pouvoir mener à bien de telles charges. Loin de la décourager, cet état de fait la pousse à se surpasser pour montrer à tous que cette position qu’elle occupe aujourd’hui est le fruit de ses compétences et de son travail acharné.

Même si elle reconnait les efforts consentis par les gouvernants pour la promotion de la femme et des progrès notables par rapport aux années antérieures, il n’en demeure pas moins, selon la directrice générale de UBA Burkina, que les stéréotypes perdurent « Du fait que vous êtes une femme, l’on pensera d’emblée que vous serez moins disponible, que vous aurez moins de temps dédié à vos tâches professionnelles parce que vous avez beaucoup plus de contraintes familiales qu’un homme et que pour toutes ces raisons, vous serez moins efficiente à un poste de responsabilité », déplore Noéllie Cécile Tiendrebeogo.

C’est pourquoi, elle soutient que les femmes doivent se battre pour prouver qu’elles peuvent faire autant, sinon mieux, que les hommes lorsqu’elles sont placées à des postes de responsabilité. Pour cela, elles doivent accepter de s’exposer à travers la qualité de leur travail pour être remarquées et promues, car rester dans sa zone de confort et se dire que l’on est compétente ne les fera pas gravir les échelons. La première femme directrice générale de banque au Burkina Faso, n’est pas de ceux qui font de la promotion de femme juste pour en faire, mais de ceux qui donnent de l’opportunité aux femmes qui ont de la compétence et qui acceptent de se faire remarquer par un travail de qualité.

Face à la prédominance de la gente masculine sur les effectifs et le traitement salarial dans le domaine du travail, la première Burkinabè à diriger UBA Burkina dit être dans une attitude optimiste lorsqu’elle compare ce qui se faisait il y a quelques années comparé à ce qui se fait de nos jours et cela, grâce à la lutte de certaines femmes pour qu’à compétence égale les femmes bénéficient de la même rémunération que les hommes. Elle dit être persuadée que si la génération présente continue le combat, les choses ne pourront que s’améliorer.

S’il y a un conseil que Noéllie Cécile Tiendrebeogo veut donner aux jeunes en général et aux filles en particulier, c’est que, pour s’en sortir dans un domaine précis, il faut aimer ce que l’on fait et travailler sans relâche. Car, dit-elle, lorsque l’on aime ce que l’on fait, on ne compte ni le temps, ni les sacrifices encore moins le don de soi. Elle les invite également à ne pas se contenter du minimum, mais plutôt à se donner des standards, des ambitions ainsi que des objectifs très élevés et travailler dur pour les atteindre. Et parce que l’administration publique et le secteur privé n’arrivent plus à absorber tous les demandeurs d’emplois, l’entrepreneuriat constitue selon elle une voie à explorer.

Mariée et mère de deux enfants, la directrice générale d’UBA Burkina trouve malgré ses nombreuses occupations, du temps à consacrer aux siens. Car s’il est indéniable qu’à une telle position il est difficile d’avoir du temps à profusion, elle dit se satisfaire de l’intensité des quelques instants passés en famille. Elle n’hésite pas non plus à se faire plaisir quand l’occasion se présente, elle qui aime écouter de la musique de tous les genres.

Armelle Ouédraogo
Lefaso.net

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