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Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso : Les préparatifs de la 4e Conférence au sommet vont bon train

lundi 26 mai 2014

Présent dans notre pays pour la préparation de la 4e Conférence au sommet du TAC, le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan et son homologue burkinabè Luc Adolphe Tiao ont eu plusieurs séances de travail, dont une brièvement consacrée aux échanges avec la presse, à la suite d’un cérémonial ayant relaté la vie de ce Traité vieux de six ans. C’était le 22 mai 2014 dans la salle de conférence du ministère des affaires étrangères, à Ouagadougou.

En rappel, il y a seulement quelques jours - les 15 et 16 mai 2014 – des experts de la Côte-d’Ivoire et du Burkina Faso ont eu une réunion de travail à Ouagadougou sur la mise en œuvre du Traité d’amitié et de coopération (TAC) qui lie les deux pays depuis 2008. Et ces jours-ci, ce sont les Premiers ministres des deux pays, qui en font pareil pour préparer la 4e Conférence au sommet de ce Traité.
En attendant, la cérémonie du jour a permis d’en savoir sur l’évaluation d’étape des décisions et recommandations prises lors de la 3e Conférence du genre, tenue à Yamoussoukro le 30 juillet 2013. De cette évaluation, l’on retiendra en effet, que le projet d’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou a connu un progrès, avec la validation de son rapport économique provisoire de l’étude de faisabilité, et l’achèvement de l’évaluation des offres des études techniques détaillées. Mais l’heure est encore à l’identification et à la mobilisation des bailleurs de fonds pour la réalisation de ce gigantesque projet routier qui coûtera, à en croire le Premier ministre burkinabè Luc Adolphe Tiao, environ mille milliards de francs CFA. A cet effet, les yeux sont rivés sur les pays du Golfe, a laissé entendre M. Tiao.
Dans le même registre d’infrastructures de transport, il ressort en outre que des concertations relatives au projet de réhabilitation et d’extension du chemin de fer Abidjan-Kaya, fixent sur le démarrage effectif des travaux en août 2014. Ce chemin de fer devra continuer à Tambao pour faciliter l’exploitation d’un « important gisement de manganèse » qui a été exploré depuis une cinquantaine d’années dans cette partie du Sahel burkinabè. C’est du moins, la précision qu’a apportée Luc Adolphe Tiao.
En matière d’électricité, ce sont 70 MW qui sont servis au Burkina par la Côte-d’Ivoire. Et cette offre d’énergie électrique pourra, courant 2014, passer à 80 MW. C’est en tout cas, la promesse faite par les autorités ivoiriennes présentes à Ouagadougou.
Signalons qu’avant cette séance d’échanges, le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncun a visité au cours de la matinée, le salon des métiers à Saaba dans la périphérie de Ouagadougou, et le centre de formation professionnelle de référence de Ziniaré.

Pour la Conférence à venir et qui examinera 26 projets d’accords, Luc Adolphe Tiao relève que les séances de travail tenues avec son homologue ivoirien, augure d’une bonne Conférence en juillet 2014. Toutefois, prévient-il déjà à l’attention des autorités de Côte-d’Ivoire, « Il nous faut prendre la pleine mesure des efforts à consentir pour la mise en œuvre effective des différents accords signés dans les domaines pertinents de notre coopération ». Et d’ajouter, « C’est le lieu pour moi de renouveler l’attachement de mon pays à la mise en œuvre effective de toutes les recommandations issues des conférences au sommet du TAC et réaffirmer l’engagement du gouvernement burkinabè à ne ménager aucun effort pour jouer sa partition pour l’atteinte des objectifs du TAC ».

Fulbert Paré

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