Accueil > Actualités > Mariage d’enfants et entrepreneuriat féminin : Les acteurs de la mise en (...)

Mariage d’enfants et entrepreneuriat féminin : Les acteurs de la mise en œuvre s’approprient les projets

mardi 10 janvier 2017

Le 10 janvier 2017 s’est tenu à Kombissiri dans la province du Bazèga, un atelier technique d’appropriation des sous-projets « Sukaabé rewlè » ou lutte contre le mariage d’enfants et « Entreprendre au féminin ». Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel ». L’ouverture des travaux a été présidée par la ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien.

« Nous n’avons pas les statistiques exactes à vous donner ce matin en ce qui concerne la lutte contre le mariage d’enfants. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que dans le domaine de l’entreprenariat, à peu près 8% des femmes sont seulement engagées », a déclaré la ministre de la Femme, de la solidarité nationale et de la famille (MFSNF), Laure Zongo/Hien, pour qui son département doit inéluctablement travailler à changer la donne. Car, ajoute-t-elle, dans le programme du président du Faso, une place de choix est accordée aux femmes pour qu’elles puissent être des facteurs dynamiques de développement. « Mais comment pourrions-nous devenir des acteurs dynamiques de développement si des femmes n’ont pas leur droit promu ou respecté ? Si elles n’ont pas la possibilité de s’autonomiser sur le plan économique, social, politique ? ». Se questionne la présidente de la cérémonie.

Comme alternative à ces préoccupations, le Burkina Faso a choisi de s’engager avec cinq autres pays de la sous-région (Côte d’ivoire, Mali, Mauritanie, Niger et le Tchad), dans la mise en œuvre du projet « Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel ». Financé par la Banque mondiale avec l’appui technique du Fonds des nations Unies pour la population, ce projet comporte trois composantes. Et les sous-projets « Sukaabé rewlè » ou lutte contre le mariage d’enfants et « Entreprendre au féminin » font partie intégrante de la composante 1 du projet qui cherche à créer une demande pour les services et produits de santé reproductive, maternelle, néonatale et infantile et de nutrition. Ils seront mis en œuvre par le Ministère en charge de la famille à travers la direction générale de la famille et du genre et celle de l’autonomisation économique de la femme pour la période 2016-2019. Selon la ministre en charge de la femme, le budget alloué à cet effet est estimé à plus de 5 milliards 300 millions de francs CFA.

C’est dans l’optique de favoriser l’appropriation des contenus des deux sous-projets au niveau national et garantir l’atteinte de ses résultats, qu’il a été organisé un atelier au profit des membres de la réunion de cabinet du Ministère et les responsables des structures déconcentrées des régions concernées par les sous-projets. Il s’agit notamment du Sahel, de l’Est, du Centre-Est, de la Boucle du Mouhoun, du Nord, du Centre-nord et des Hauts-Bassins.

Au regard de l’objectif de cette rencontre, la ministre Zongo a invité les participants à des débats francs afin de faciliter la mise en œuvre de ces sous-projets.
En rappel, outre le Ministère en charge de la femme, le ministère de l’économie, des finances et du développement, celui de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, et celui de la santé sont concernés par le projet.

Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

  • Poster un message :
  • modération a priori

    Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

    Qui êtes-vous ?
    Votre message
    • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Vidėo de la semaine

Portrait

Droits de l’Homme : CHRC pour contribuer à la promotion de la culture juridique au Burkina Faso

De nos jours, l’entreprenariat féminin est devenu un domaine promu au Burkina Faso. La plupart des femmes s’inscrivent dans la logique de créer et (...)


LeFaso.net © 2003-2014 Yenenga ne saurait être tenu responsable des contenus "articles" provenant des sites externes partenaires.
Droits de reproduction et de diffusion réservés